Sombrée au 18ème siècle, elle ne fait pas son âge !

Il y a un an nous avions opéré sur le chantier de fouilles archéologiques de la Jeanne-Elisabeth en photogrammétrie (Palavas-les-flots). La restitution 3D d'une partie de la poupe avait offert à Marine Jaouen et son équipe du Département de Recherche en Archéologie Sous-Marine (DRASSM) quelques précieuses informations structurelles de l’épave leur permettant de mieux comprendre la configuration de l’épave et d’orienter leurs fouilles.

Cette semaine (et un an plus tard), Olivier Bianchimani et Solène Basthard-Bogain y sont retournés pour poursuivre le relevé de terrain du flanc arrière. De très belles pièces de bois en parfait état de conservation ont été ajourées par l’équipe des archéologues. En effet, l’épave a bénéficié d’un ensablement total comme barrière de protection à toutes les formes de dégradation possible. C’est ainsi particulièrement intéressant d’investiguer sur cette « belle » qui se laisse découvrir timidement…

Le travail de restitution 3D va être conséquent car les conditions de visibilité et le degré de détail recherché ont impliqué l'acquisition de près de 4000 photos ! Ce dernier sera effectué en lien avec le laboratoire LSIS et la COMEX dans le cadre du programme ROV3D.

En attendant la réalisation du modèle et la prochaine campagne permettant de progresser vers l’avant de l’épave, Marine Jaouen va poursuivre son travail d’investigation dans les archives avec pour pièces à conviction quelques objets extraits de l’épave ou fruits des larcins conduits par des pilleurs peu scrupuleux. Quand à Septentrion Environnement, nous démarrons les machines et avons hâte de visualiser l’élévation de la belle carène !

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